Le cirque de Cilaos

  1. 45 BH 1233 Repas chez Josian et Céline

Pour la montée au cirque de Cilaos, il nous faut changer de car. 2 cars plus courts et plus bas au lieu de notre car habituel.

L’échange se fait le long de la sucrerie du Gol au bord de St Louis. Dans l’attente des cars, nous profitons du ballet incessant des cachalots (gros camions chargés de cannes à sucre ) qui viennent déchargés leur cargaison. La vitesse de déchargement est stupéfiante, il ne faut que quelques minutes pour que le camion reprenne la route. L’attente est plus longue que le déchargement.

On va vite comprendre le pourquoi du changement de cars. Vincent nous prévient que notre route va comporter 400 virages. Personne ne le croît.

Par la nationale 5 nous accédons au 1er village de la montée : le Petit Serré. Quelques virages classiques pas de quoi fouetter un chat. Jean-Marie équipé d’un petit compteur comptabilise chaque virage. Vincent nous fait cependant faire une pause dans ce village pour remettre en état les estomacs dérangés.

La suite est plus coriace, une succession de virages parfois en épingle à cheveux. Une nouvelle pause pour la vue sur le cirque.

Encore et toujours des virages, on passe dessus, dessous … (le pont dessus-dessous). Heureusement les automobilistes sont vigilants, ils attendent que le car soit passé.

Peu avant l’arrivée, le clou du périple qui explique le changement de car (en plus des virages en lacets), nous empruntons 2 tunnels très étroits et bas de plafond. De chaque côté du car entre la paroi et le rétroviseur, il ne reste que quelques centimètres. Impressionnant.

Vincent raconte qu’un cirque voulant monter à Cilaos s’est aventuré sur cette route sans tenir compte des tunnels. Le 1er camion est resté coincé dans le tunnel. Il a fallu toute la journée pour le dégager en le découpant. Détail croustillant, ce camion transportait les lions.

L’arrivée à Cilaos est surprenante car on trouve une grande ville avec une rue principale pleine de vie.

Le car, pour déposer le groupe, s’est arrêté en plein centre en bloquant la circulation. Très vite les voitures se sont accumulées derrière. Pas un geste d’énervement, pas de coups de klaxon rageur. Un habitant à qui je pose la question me répond : « Non, ça ne nous dérange pas du tout, nous vivons du tourisme alors nous acceptons les petits désagréments ».

 Effectivement, le commerce est orienté tourisme. Tous sont concentrés dans cette rue. On retrouve les boutiques traditionnelles avec leur lots de souvenirs, des hôtels, des restaurants..

Vincent nous invite à rendre visite à la Maison de la Broderie où une dame vend ses réalisations  de dentelle, broderie. Les hommes déambulent dans le centre. Puis vient l’heure de rejoindre l’hôtel des neiges un peu plus haut dans la ville. Très grand et très bel hôtel avec piscine, coin bar et même une salle où la soirée se termine par un karaoké. 

Le lendemain matin, petite balade autour d’un plan d’eau. L’endroit est magnifique, le soleil se miroitant dans les eaux lui donne un éclat particulier. Avant de prendre la route du retour, Vincent nous emmène plus haut avec les cars vers le belvédère de la « Roche merveilleuse » d’où nous découvrons toute la ville et le cirque de Cilaos. Les sommets qui nous entourent ont une forme très particulière, notamment la tête de chien.

Avant de reprendre la descente, petit arrêt en ville qui nous laisse l’occasion de visiter l’office du tourisme proposant toutes les productions locales et une exposition sur l’histoire du cirque avec notamment une chaise à porteur qui servait à monter les bourgeois de la côte jusque Cilaos. Un coup d’oeil à l’église et à la fontaine où chaque lettre de Cilaos était représentée par une petite statue taillée dans la roche. 

Enfin remise en route et de nouveau la succession des 400 virages.

Avant de rejoindre la côte Sud, nous obliquons vers Entre Deux où nous avons rendez-vous au restaurant Chez Josian et Céline. Nous y accédons par un petit chemin à travers un champ de cannes à sucre. Le restaurant est celui d’un camping perdu dans la nature. L’accueil est chaleureux. Céline nous explique que ses origines familiales remontent au Pas-de-Calais.

Après le repas, un petit tour dans les rues d’Entre-Deux pour y découvrir de belles « cases » et de superbes jardins fleuris avant de redescendre vers la côte que nous rejoignons à St Louis.


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